Risques d'intoxication au monoxyde de carbone - Campagne de prévention

publié le 16 avr. 2015, 01:01 par MAIRIE DE GONDREVILLE   [ mis à jour : 14 déc. 2020, 11:03 ]

Chaque année, au cours de la période de chauffe, plusieurs milliers de personnes sont victimes d’une intoxication au monoxyde de carbone. 

Afin d'éviter de ce type d'accident, il convient de suivre les conseils suivants :

Chaque année, en France, environ 4 000 personnes sont victimes d’une intoxication oxycarbonée. Environ 100 personnes en décèdent.

Pendant l’hiver 2019-2020, 89 épisodes d’intoxication au CO ont été recensés en région Grand Est, exposant 298 personnes. Deux d’entre elles sont malheureusement décédées.

Notre région est particulièrement touchée par ce problème de santé publique.

Une intoxication par le monoxyde de carbone peut toucher tout le monde. En effet, elle est due à une mauvaise combustion au sein d'un appareil de chauffage ou de cuisson (chaudière, chauffe-eau, chauffage d'appoint mobile, cheminée, cuisinière, brasero, groupe électrogène à moteur thermique, etc). Si la plupart du temps les intoxications ont lieu au domicile (85 %), elles surviennent également dans les établissements accueillant du public, les lieux de culte et dans les milieux professionnels. Dans la plupart des cas, ces accidents sont évitables.

L’intoxication au monoxyde de carbone survient le plus souvent dans les circonstances suivantes :

  • mauvais fonctionnement d’un appareil à combustion (chaudières notamment), et ce quel que soit le combustible utilisé (bois, gaz, charbon, pétrole…),
  • défaut d’aération ou de ventilation du logement,
  • conduit d’évacuation de gaz brûlés défectueux ou obstrué,
  • utilisation inappropriée d’appareils de chauffage d’appoint ou de groupes électrogènes.
  • Pour éviter ce risque, un certain nombre de conseils de prévention doivent être adoptés et mis en pratique tout au long de l’hiver, que ce soit dans les habitations individuelles, les immeubles et les espaces accueillant du public.

Les conseils :

Pour limiter les risques d’intoxication au monoxyde de carbone au domicile, il convient de :

  • avant chaque hiver, faire systématiquement vérifier et entretenir les installations de chauffage et de production d’eau chaude et les conduits de fumée par un professionnel qualifié ;
  • tous les jours, aérer au moins dix minutes, maintenir les systèmes de ventilation en bon état de fonctionnement et ne jamais boucher les entrées et sorties d’air ;
  • respecter les consignes d’utilisation des appareils à combustion : ne jamais faire fonctionner les chauffages d’appoint en continu ;
  • placer impérativement les groupes électrogènes à l’extérieur des bâtiments ; ne jamais utiliser pour se chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, brasero, barbecue, etc.
Les effets : 

Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz asphyxiant indétectable : il est invisible, inodore et non irritant. Il se diffuse très vite dans l’environnement et peut être mortel en moins d’une heure. L’intoxication au monoxyde de carbone  se produit après l'inhalation de ce gaz, issu de la combustion des matières organiques dans des conditions d’apport insuffisant en oxygène, ce qui empêche l'oxydation complète en dioxyde de carbone (CO2). Le monoxyde de carbone provoque l'intoxication en se fixant sur les globules rouges (via la respiration et les poumons) et en empêchant ces globules de véhiculer correctement l'oxygène dans l'organisme.

Maux de têtes, nausées, vomissements, sont les symptômes qui doivent alerter. Si ces symptômes sont observés chez plusieurs personnes dans une même pièce ou qu’ils disparaissent hors de cette pièce, cela peut être une intoxication au monoxyde de carbone. Dans ce cas, il est nécessaire d’aérer, d’évacuer le lieu et d’appeler les urgences en composant le 15 ou le 112.

La majorité des décès dus aux émanations surviennent l’hiver.
Avec le froid, il est légitime d’augmenter le chauffage. Du monoxyde de carbone ou CO, gaz toxique résultant d’une mauvaise combustion, peut alors se dégager des appareils de chauffage, des cheminées et des moteurs à combustion interne (fonctionnant au gaz, au bois, au charbon, à l’essence, au fuel ou encore à l’éthanol). Plus des trois quarts des intoxications ont ainsi lieu pendant la saison de chauffe, d’octobre à mars.

Cette intoxication est la première cause de mortalité par toxique en France. Plus des trois quarts des Français équipés d’appareil de chauffage à combustion ne sont pourtant pas conscients d’avoir à leur domicile des appareils susceptibles d’émettre du CO. Selon les données de l’Institut de veille sanitaire, près de huit intoxications au monoxyde de carbone (CO) sur dix ont lieu de manière accidentelle dans l’habitat. La chaudière y est la source d’intoxication la plus fréquente.

Retrouvez en cliquant ici les risques liés aux intoxications au monoxyde de carbone.


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MAIRIE DE GONDREVILLE,
14 déc. 2020, 11:01